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Le profilage physiologique

il y a 13 minutes
2 min de lecture
3 Performance systém
3 Performance systém

Introduction


Un athlète qui stagne se pose presque toujours la mauvaise question.


Il se demande s'il en fait assez. Il devrait se demander sur quoi il en fait autant.

C'est la situation la plus fréquente que je rencontre, et de loin la plus coûteuse.


Des athlètes sérieux, réguliers, qui ne trichent pas sur le volume ni sur l'intensité, et qui accumulent des mois de travail sur le système qui n'était pas le bon.


Le travail n'est pas perdu — il ne rapporte simplement pas ce qu'il aurait rapporté ailleurs. Et cet écart-là ne se voit sur aucune courbe de charge.


Un test d'effort classique ne répond pas à cette question, et il ne prétend pas y répondre. Il donne une valeur maximale et deux seuils estimés.


C'est un positionnement : voilà où vous êtes.


Ce n'est pas un diagnostic : cela ne dit ni où se situe la limite, ni pourquoi elle est là.


Deux athlètes peuvent afficher le même chiffre en sortie de rampe et être bloqués par deux mécanismes qui n'ont rien à voir.


Prescrire la même chose aux deux, c'est se tromper dans un cas sur deux, ou meme les 2


Le profilage physiologique HNS est construit autour de cette question, et uniquement autour d'elle : qu'est-ce qui limite réellement cet athlète, aujourd'hui.


Pour y répondre, il faut regarder trois systèmes en même temps.


Le système ventilatoire, qui fait entrer l'oxygène.


Le système cardiovasculaire, qui le transporte.


Le système musculaire, qui l'utilise.


Chacun peut être le point faible, et aucun ne se laisse identifier isolément — parce que la défaillance d'un système maquille la performance des deux autres.


Un athlète dont l'apport est plafonné en amont affichera une capacité aérobie médiocre alors que son moteur est intact.


Regardé seul, le chiffre condamne le muscle. Regardé avec le reste, il désigne la conduite d'arrivée.


C'est pour cela que la mesure se fait sur deux journées, et pas sur une matinée. La première cartographie : elle enregistre simultanément les échanges gazeux, le pattern ventilatoire cycle par cycle, l'oxygénation musculaire sur trois sites, la puissance et la réponse cardiaque, avant l'effort puis tout au long d'une séquence dont l'ordre est calculé.


La seconde vérifie : elle reprend les intensités identifiées la veille et les tient dans la durée, parce qu'un seuil qui ne survit pas à dix minutes n'est pas un seuil exploitable.


L'article qui suit décrit cette méthode en détail — ce qui est mesuré, dans quel ordre, pourquoi cet ordre, et ce que l'athlète repart avec. Il ne cherche pas à convaincre que tout le monde en a besoin.


Il arrive régulièrement que les mesures montrent que la ventilation n'est pas le facteur limitant : c'est dit, et le travail se porte ailleurs. Il arrive aussi que le moment ne soit pas le bon.


Ce que ce profilage produit n'est pas une performance. C'est une carte. Elle indique où creuser, à quelle profondeur — et, ce qui vaut souvent davantage, où il est inutile de creuser.


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