Le plafond ventilatoire se déplace chaque matin, Roof RF Expiration Ability
- cyrilricci
- il y a 11 minutes
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On mesure la puissance au watt près. On mesure l'oxygénation musculaire. La ventilation, on la mesure surtout en laboratoire — sur une rampe, une fois par saison.
Or ce qu'impose une course par étapes, ce n'est pas la capacité ventilatoire de pointe. C'est la durabilité : tenir un pattern efficient pendant des heures, sur des efforts répétés, dans la chaleur et l'hypoxie.
J'ai donc posé une question plus étroite, chaque matin, à partir d'une spirométrie de terrain :

La cible de volume courant du jour tient-elle encore dans le temps expiratoire disponible, à la fréquence que je m'apprête à prescrire ?
À cette question correspond un plafond — le Roof RF Expiration Ability. Il bouge. Chez cet athlète, une matinée d'altitude l'a fait passer de 28 à 25 cycles·min⁻¹, face à une demande de course proche de 32. La prescription elle-même n'était plus expulsable ce jour-là — et c'était calculable avant le départ.
La conséquence opérationnelle est contre-intuitive : quand le FEV₁ du matin baisse, ce n'est pas la cible de volume qu'il faut abaisser, c'est le plafond de fréquence. Garder la fréquence haute en réduisant le volume aggrave le piégeage.
Ce que je n'ai pas trouvé : un trait. Le pattern qu'un athlète maîtrise parfaitement au niveau de la mer peut se découpler en altitude à puissance identique. Le découplage ventilatoire est un état, pas un trait — c'est précisément pour ça qu'il vaut la peine d'être suivi chez des athlètes déjà très bons.
Rapport de méthode complet, avec les limites posées ouvertement (ce que la sangle ne mesure pas, ce qui reste hypothèse, ce qui est testable) :
ou lire ici :



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