Protocole VST, monitoring de terrain instrumenté et physiologie intégrée — mesure, validité, interprétation
- cyrilricci
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Protocole VST, monitoring de terrain instrumenté et physiologie intégrée — mesure, validité, interprétation
Ce document est un rapport de monitoring réel, remis à un coureur professionnel et à son staff.
J'en ai retiré le nom, les dates et les lieux ; tout le reste est intact — chaque valeur, chaque tableau, chaque réserve.
Une journée d'entraînement, six chaînes de mesure en parallèle : analyse des gaz expirés, ventilation au cycle près, NIRS sur trois compartiments dont un non locomoteur, spirométrie répétée trois fois dans la journée, lactatémie, température.
Trois exercices, construits pour mesurer trois choses différentes.
Ce jour-là, le coureur a produit trois fois exactement le même effort : cinq minutes à 381 watts, à l'ouverture de chacun des trois exercices, répartis sur près de trois heures.
Même puissance au watt près. Fréquence cardiaque identique à un battement et demi près. Rendement mécanique stable du premier au dernier.
Au troisième bloc, il déplace 8 % d'air en plus pour en prélever 9 % d'oxygène en moins par litre.
Rien n'a lâché : ni le cœur, ni l'extraction musculaire, ni le volume courant. Ce qui s'est dégradé, c'est le rapport entre la ventilation et tout le reste — et il s'est dégradé entre les blocs, jamais à l'intérieur.
C'est une distinction qui change ce qu'on peut faire en course : le levier est en amont de la difficulté, pas dedans.
Vous trouverez dans ce rapport la rampe de calibration et l'arbitrage des deux seuils, la comparaison iso-puissance des trois blocs, la documentation seconde par seconde d'un geste ventilatoire sur dix fenêtres de vingt secondes, une hypothèse physiologique testée sur sept marqueurs et écartée sur quatre d'entre eux, un cockpit d'indices avec ses grilles, et la calibration d'un capteur de terrain contre l'appareil de référence.
Vous y trouverez surtout, à chaque section, ce que la donnée ne permet pas de conclure.
Le CO₂ expiré et la SpO₂ n'ont pas été mesurés : deux discriminants manquants, signalés à chaque endroit où ils pèsent sur une conclusion.
Une attribution est classée FAIBLE parce que cinq facteurs varient ensemble et qu'aucun ne peut être isolé sur une seule journée.
Chaque affirmation porte son niveau d'évidence — FORT, INTERMÉDIAIRE, FAIBLE — et chaque interprétation mécanistique est étiquetée comme telle.
C'est délibéré. Un rapport qui conclut partout est un rapport auquel on ne peut pas se fier.
Ce n'est ni une étude contrôlée ni une démonstration causale : c'est la trace de la façon dont plusieurs signaux instrumentés sont intégrés, qualifiés, puis convertis en décisions individualisées de terrain.



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